Fermeture de l'Ecole Congréganiste
         de Levallois-Perret

Amicale des Retraités de l'Education Nationale du Valenciennois

Mise à jour28-03-2010



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Chapitre
13-1

Textes de J. Halliez


Fermeture de l'Ecole
Congréganiste de Levallois-Perret


D'après
Le Patrimoine de l'Education Nationale
FLOHIC -EDITIONS
 

Revue L’Illustration, 1902. 

"La loi du 2 juillet 1901 interdit d’enseignement tout membre d’une congrégation non autorisée (750 congrégations sont concernées). les Républicains radicaux identifient la lutte anticléricale à la défense de la République".

Les élections de mai 1902 ayant tranché en faveur de ces derniers, le nouveau chef du Gouvernement, Emile Combes, applique cette loi avec intransigeance et, à partir de 1902, fait fermer les écoles concernées, comme cette "école paroissiale" de Levallois-Perret.

La presse conservatrice relaie l’indignation du clergé et des mères de famille attachées à l’enseignement privé.

 

Cahier d’Histoire – Illustration de couverture

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Le Maître d’Ecole,
caporal de la IIIe République
 

Journal satirique L’Assiette au beurre,
caricature de Gir, 1909 


 

Le dessinateur nous montre l’Instituteur avec un chapeau, un col dur, un nœud papillon, un costume qui l’excluent des deux mondes, ouvrier et paysan, dont il a les enfants en charge.

Bien que sa situation matérielle soit médiocre, on le classe modestement dans la petite bourgeoisie des employés.

Libéré des autorités locales, maire et curé, il reste sous le contrôle quotidien de son directeur d’école, la surveillance étroite des familles et l’autorité de l’Etat par l’intermédiaire de l’inspecteur primaire qui le visite chaque année (ou presque).

 

 


Cahier d'Histoire - Page 36

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Légère promotion sociale de l’institutrice souvent jalousée

Caricature, vers 1900, Rouen.
Musée National de l’Education.
 

 

Ici, la charcutière derrière son comptoir et une cliente en tablier détaillent d’un air désapprobateur l’institutrice vêtue avec soin, chapeautée et munie de son panier à provisions ; le commentaire des deux commères est révélateur : « Ça vous porte des chapeaux à plumes et ça n’a pas le sou pour payer ce qu’elle a acheté ! »

Les salaires payés par l’Etat restent effectivement modestes, très proches de ceux des ouvriers. Les achats nécessaires au métier (livres), ou au maintien du rang social (vêtements) conduisent les enseignants du primaire à se restreindre en nourriture, voire à l’acheter à crédit ; ils sont ainsi rejetés implacablement dans la précarité financière caractéristique du monde ouvrier.


 


Cahier d'Histoire - Page 38

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Visite de propreté
à l'école maternelle

Photographie, Il y a un siècle l’école,
vers 1900, Ed. Ouest France

 
On ne badine pas ici avec l’hygiène, l’inspection des mains répondant aux instructions relatives à la prévention des maladies considérées comme des fléaux sociaux et démographiques (tuberculose, …).
Ces exigences d’hygiène corporelle mises en œuvre à l’école pour éviter la contagion devaient atteindre, par ricochet, les parents.
 

Cahier d'Histoire - Page 42

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Séance de gymnastique
 

Planche murale d’élocution, 46 x 53 cm.
 Librairie A. Colin, vers 1900

 

Le programme du Cours moyen prescrit une batterie d’exercices avec les anneaux, l’échelle, la corde à nœuds, voire le trapèze… impliquant, en principe, l’usage du portique.

En y ajoutant des barres parallèles,  auxquelles s’exerce un élève sous l’œil vigilant d’un moniteur en tenue, cette planche d’élocution reflète la norme plus que la réalité courante !

 

Cahier d'Histoire - Page 46

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Les fourneaux économiques
du Nord

 Cent ans de vie dans la Région,
La Voix du Nord, tome 1, 1998

 Fondés en 1870, ouverts pendant la saison d’hiver, ils pratiquent la vente d’aliments à prix réduits (bouillon, potage, viande, légumes cuits,…). Le "fourneau" valenciennois, sis derrière le Théâtre (rue de la Halle), fera, pendant l’hiver 1899-1900, la mise à l’essai d’une restauration scolaire du midi qui va s’avérer probante ; ainsi le service des cantines scolaires géré par la Caisse des Ecoles sera-t-il créé à la grande satisfaction des familles et des maîtres.

Cahier d’histoire, page 61

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A la cantine
(école maternelle)

 
Tableau, Jean Geoffroy, vers 1900

 

Au début du XXe siècle, la Ligue de l’Enseignement fait campagne en faveur des cantines scolaires, la règle générale étant, qu’après une soupe prise en commun, le casse-croûte individuel est sorti du panier.

Il s’agit ici d’une cantine d’école maternelle représentée par Jean Geoffroy, "peintre de l’Ecole de la IIIe République" ; ses tableaux ont une valeur de témoignage sur la vie quotidienne des élèves, mais sont également porteurs de l’idéologie de l’école républicaine et égalitaire.

Plusieurs de ses toiles seront représentées à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.


 

 

 

 

 



                             Cahier d'Histoire - Page 64

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Le Théâtre de Valenciennes
 et la Halle aux grains

L’art du théâtre à Valenciennes au XVIIIe siècle, Bibliothèque municipale,1989

Reconstruit en 1781, l’édifice, séparé de l’Hôtel de Ville, à gauche, par la rue de la Halle, regroupait le théâtre (1er et 2e étages) et la halle au blé ; il conservera cette même façade jusqu’à sa destruction en 1940.
Au rez-de-chaussée s’étendait la Halle aux grains dont le plafond voûté était soutenu par quatre colonnes sur la  largeur. Dès janvier  1900, cette  Halle  fera office de réfectoire, lieu d’implantation des cantines scolaires des écoles laïques du Centre (écoles de la rue des Chartreux, de la rue Capron, de la rue Amédée Bultot) : 389 repas pris le midi à l’ouverture.

Cahier d'Histoire - Page 64

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Distribution solennelle des prix

Photographie, août 1910, M.N.E. 

Sur cette estrade dressée à Tracy-le-Mont (Oise), à l’issue de l’année scolaire (début août à l’époque), le maire et ses conseillers ont pris place autour de la table chargée de beaux « livres de prix ». La directrice de l’école appelle à tour de rôle les lauréates qui reçoivent leur récompense des mains des notables.

Tout autour, enfants et parents endimanchés assistent à la cérémonie consacrant les meilleurs élèves, offrant parfois aux autres un prix de bonne camaraderie.

Cahier d’Histoire, page 76

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L’Institution de la Sagesse,
place Verte

Le Valenciennois d’Avant-Guerre,
T. Bavay, 1974

Située aux nos 6 et 8 de la place Verte dans le Canton Est, elle n’englobe en 1870 qu’un "asile" (école maternelle) et un externat ; on lui adjoindra par la suite un pensionnat.
On la voit ci-dessus photographiée vers 1900. Etablissement congréganiste de filles qui sera confronté aux exigences de la législation visant à restreindre l’influence de l’Eglise dans le domaine de l’Instruction publique (1900-1905).
Détruite par les bombardements de la dernière guerre (juin 1944), on trouvera sous les décombres les corps de sept religieuses et de neuf petites pensionnaires.

Cahier d'Histoire - Page 91

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