
Chapitre
13-1
Textes de J. Halliez
Fermeture de l'Ecole
Congréganiste de Levallois-Perret
D'après
Le Patrimoine de
l'Education Nationale
FLOHIC -EDITIONS
Revue L’Illustration, 1902.
"La loi du 2
juillet 1901 interdit d’enseignement tout membre d’une
congrégation non autorisée (750 congrégations sont
concernées). les Républicains radicaux identifient la
lutte anticléricale à la défense de la République".
Les
élections de mai 1902 ayant tranché en faveur de ces
derniers, le nouveau chef du Gouvernement, Emile Combes,
applique cette loi avec intransigeance et, à partir de
1902, fait fermer les écoles concernées, comme cette
"école paroissiale" de Levallois-Perret.
La
presse conservatrice relaie l’indignation du clergé et
des mères de famille attachées à l’enseignement privé.
Cahier
d’Histoire – Illustration de couverture |
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Le Maître d’Ecole,
caporal de la IIIe République
Journal satirique L’Assiette au
beurre,
caricature de Gir, 1909
Le dessinateur nous
montre l’Instituteur avec un chapeau, un col dur, un nœud
papillon, un costume qui l’excluent des deux mondes,
ouvrier et paysan, dont il a les enfants en charge.
Bien
que sa situation matérielle soit médiocre, on le classe
modestement dans la petite bourgeoisie des employés.
Libéré
des autorités locales, maire et curé, il reste sous le
contrôle quotidien de son directeur d’école, la
surveillance étroite des familles et l’autorité de l’Etat
par l’intermédiaire de l’inspecteur primaire qui le visite
chaque année (ou presque).
Cahier d'Histoire - Page 36 |
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Légère promotion
sociale de l’institutrice souvent jalousée
Caricature, vers 1900, Rouen.
Musée National de l’Education.
Ici, la charcutière derrière son comptoir et une cliente
en tablier détaillent d’un air désapprobateur
l’institutrice vêtue avec soin, chapeautée et munie de son
panier à provisions ; le commentaire des deux commères est
révélateur : « Ça vous porte des
chapeaux à plumes et ça n’a pas le sou pour payer ce
qu’elle a acheté ! »
Les
salaires payés par l’Etat restent effectivement modestes,
très proches de ceux des ouvriers. Les achats nécessaires
au métier (livres), ou au maintien du rang social
(vêtements) conduisent les enseignants du primaire à se
restreindre en nourriture, voire à l’acheter à crédit ;
ils sont ainsi rejetés implacablement dans la précarité
financière caractéristique du monde ouvrier.
Cahier d'Histoire - Page 38
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Visite de propreté
à l'école maternelle
Photographie, Il y a un siècle l’école,
vers 1900, Ed. Ouest France
On ne badine pas ici
avec l’hygiène, l’inspection des mains répondant aux
instructions relatives à la prévention des maladies
considérées comme des fléaux sociaux et démographiques
(tuberculose, …).
Ces exigences d’hygiène corporelle mises en œuvre à
l’école pour éviter la contagion devaient atteindre, par
ricochet, les parents.
Cahier d'Histoire - Page 42 |
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Séance de gymnastique
Planche
murale d’élocution, 46 x 53 cm.
Librairie A. Colin, vers 1900
Le
programme du Cours moyen prescrit une batterie d’exercices
avec les anneaux, l’échelle, la corde à nœuds, voire le
trapèze… impliquant, en principe, l’usage du portique.
En y
ajoutant des barres parallèles, auxquelles s’exerce un
élève sous l’œil vigilant d’un moniteur en tenue, cette
planche d’élocution reflète la norme plus que la réalité
courante !
Cahier d'Histoire - Page 46 |
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Les fourneaux économiques
du Nord
Cent
ans de vie dans la Région,
La Voix du Nord, tome 1, 1998
Fondés
en 1870, ouverts pendant la saison d’hiver, ils pratiquent
la vente d’aliments à prix réduits (bouillon, potage,
viande, légumes cuits,…). Le "fourneau" valenciennois, sis
derrière le Théâtre (rue de la Halle), fera, pendant
l’hiver 1899-1900, la mise à l’essai d’une restauration
scolaire du midi qui va s’avérer probante ; ainsi le
service des cantines scolaires géré par la Caisse des Ecoles sera-t-il créé à la grande satisfaction des
familles et des maîtres.
Cahier
d’histoire, page 61
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A la cantine
(école maternelle)
Tableau, Jean Geoffroy, vers 1900
Au début du XXe siècle,
la Ligue de l’Enseignement fait campagne en faveur des
cantines scolaires, la règle générale étant, qu’après une
soupe prise en commun, le casse-croûte individuel est
sorti du panier.
Il s’agit ici d’une cantine d’école
maternelle représentée par Jean Geoffroy, "peintre de
l’Ecole de la IIIe République" ; ses tableaux
ont une valeur de témoignage sur la vie quotidienne des
élèves, mais sont également porteurs de l’idéologie de
l’école républicaine et égalitaire.
Plusieurs de ses toiles seront
représentées à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.
Cahier d'Histoire - Page 64
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Le Théâtre de Valenciennes
et la Halle aux grains
L’art du théâtre à Valenciennes au XVIIIe
siècle, Bibliothèque municipale,1989
Reconstruit en 1781, l’édifice, séparé de l’Hôtel de
Ville, à gauche, par la rue de la Halle, regroupait le
théâtre (1er et 2e étages) et la
halle au blé ; il conservera cette même façade jusqu’à sa
destruction en 1940.
Au
rez-de-chaussée s’étendait la Halle aux grains dont le
plafond voûté était soutenu par quatre colonnes sur la
largeur. Dès janvier
1900, cette Halle fera office de réfectoire, lieu
d’implantation des cantines scolaires des écoles laïques du
Centre (écoles de la rue des Chartreux, de la rue Capron, de la
rue Amédée Bultot) : 389 repas pris le midi
à l’ouverture.
Cahier d'Histoire - Page 64
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Distribution
solennelle des prix
Photographie, août 1910, M.N.E.
Sur
cette estrade dressée à Tracy-le-Mont (Oise), à l’issue de
l’année scolaire (début août à l’époque), le maire et ses
conseillers ont pris place autour de la table chargée de
beaux « livres de prix ». La directrice de l’école appelle
à tour de rôle les lauréates qui reçoivent leur récompense
des mains des notables.
Tout
autour, enfants et parents endimanchés assistent à la
cérémonie consacrant les meilleurs élèves, offrant parfois
aux autres un prix de bonne camaraderie.
Cahier
d’Histoire, page 76 |
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L’Institution de la Sagesse,
place Verte
Le Valenciennois d’Avant-Guerre,
T. Bavay, 1974
Située aux nos 6 et 8 de
la place Verte dans le Canton Est, elle n’englobe en 1870
qu’un "asile" (école maternelle) et un externat ; on lui
adjoindra par la suite un pensionnat.
On la voit ci-dessus photographiée
vers 1900. Etablissement congréganiste de filles qui sera
confronté aux exigences de la législation visant à
restreindre l’influence de l’Eglise dans le domaine de
l’Instruction publique (1900-1905).
Détruite par les
bombardements de la dernière guerre (juin 1944), on
trouvera sous les décombres les corps de sept religieuses
et de neuf petites pensionnaires.
Cahier d'Histoire - Page 91
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