
Chapitre
11-1
Textes de J. Halliez
Gravure sur bois, de Linton
D'après le croquis de
Janet
Collection G. Hartman
Cahier d'Histoire - Couverture
L' Impératrice
Eugénie accompagnée de son fils visitant une école
primaire établie dans un quartier de la Maison Blanche à
Paris, école tenue par l'Institut des Frères des Ecoles
Chrétiennes.
Les faveurs ne manquent pas, sous le Second Empire, aux
Frères dont l'enseignement et le dévouement sont
généralement appréciés et dont l'institution aux yeux des
gouvernants, est le symbole et la caution de l'ordre
politique et social.
Cahier d'Histoire - Page 4
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Tableau de Roll
Le peuple en lutte - E. Maillet et M. Vaisbrot
Edition Diderot, Genève, 1966.
L' Impératrice
Eugénie accompagnée de son fils visitant une école
primaire établie dans un quartier de la Maison Blanche à
Paris, école tenue par l'Institut des Frères des Ecoles
Chrétiennes.
Les faveurs ne manquent pas, sous le Second Empire, aux
Frères dont l'enseignement et le dévouement sont
généralement appréciés et dont l'institution aux yeux des
gouvernants, est le symbole et la caution de l'ordre
politique et social.
Cahier d'Histoire - Page 4 |
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Plan de Valenciennes
Extrait
de : "Petite Histoire des rues de Valenciennes"
A. Cauvin, 1974.
La
première ligne de Station de Chemin de Fer du Nord
construite en bois et crépi, raccordée au réseau belge.
On situe bien sur le plan, au Nord, la station gare extra-muros, l'Etat étant opposé à ce qu'elle possédât son débarcadère à l'intérieur des murs de la ville.
Dès 1868, la gare de Valenciennes avec un trafic annuel de
143 000 voyageurs et un produit de 1 350 000 F se situe au
12° rang des gares exploitées par la puissante Compagnie
du Chemin de Fer du Nord.
Cet important développement ferroviaire va permettre une
progression quasi continue de l'importance économique de
la ville de 1852 à1870.
Cahier d'Histoire - Page 21
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" La Diligence "
D'après
le tableau de Boilly
G. Lefranc et Y. Ramade
Edition Diderot, Genève, 1966.
Au
milieu du XIX° siècle, en complément du chemin de fer, les
voitures attelées assurent la correspondance.
Ainsi à Valenciennes si "le service le plus rapide est
assuré par le train de messagerie partant de Paris à 7h00
pour arriver (dans notre ville) à 15h 50 [extrait du
"Courrier du Nord" du 18 juin 1846] les diligences "omnibus"
relient Valenciennes à la gare de Douai et à la Belgique
avec passage sur la Place d'Armes.
A la fin de l'Empire, le Maître de poste est M. Peniau,
rue Capron, n° 20 ; cette "poste aux chevaux" ne
disparaîtra qu'en 1884.
Cahier d'Histoire - Page 23
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La Tour Saint-Géry élevée sur la Place des Récollets
Lithographie,extraite de "Valenciennes, fille
de l'Escaut et de la Rhonelle"
F. Machelart - Punch Edit., 2005
Un
projet municipal visait déjà en 1850 à rendre aux
Valenciennois un Beffroi où ils pourraient placer " leur
guetteur aux incendies" en même temps qu'il datait
l'Eglise Saint Géry du clocher qui lui manquait.
La construction de l'édifice réalisé sur les plans de
l'architecte Casimir Petiaux, verra le gros oeuvre achevé
en 1853 et les sculptures en 1856 sous le majorat d' H. J.
Carlier.
La conjoncture favorable permettra la réalisation, au
cours de la seconde moitié du XIX° siècle, de bien
d'autres réalisations symboliques du rayonnement
artistique valenciennois [ Eglise Notre-Dame-du-Saint-Cordon,
Académie d'Art plastique et Musique, Façade de l'Hôtel de
Ville, Kiosque à musique, Monument Jehan Froissart ...].
Dans le domaine scolaire, construction en 1857 d'une
"école mutuelle" de filles à l'angle des rues de Mons et
des Chartreux ; dans ce bâtiment neuf, Mademoiselle
Tricottet, "excellente pédagogue", maintiendra son
contingent d'élèves autour de 300.
Cahier d'Histoire - Page 27
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Loi sur l'ignorance publique
Caricature
de Bertall dans
le "Journal pour rire" (23 février 1850)
La mainmise de l'Eglise sur l'enseignement à
tous les degrés, cet "âge d'or des Congrégations", va
susciter une défiance croissante de la part des trois
ministres en charge de l'Instruction Publique de 1852
à 1870.
En fait, si les politiques de H. Fortoul et V. Duruy, de
conceptions bien différentes, ont un point commun, c'est
sans doute dans les luttes discrètes, obscures mais
néanmoins réelles que ces hommes ont menées contre cette
entreprise envahissante du religieux.
C'est ainsi que la "Loi sur l'Instruction publique" de
1854 chargera l'administration de l'instruction primaire
définie en 1850 par la "Loi Falloux", la remettant
dorénavant aux préfets et établissant la prérogative de
l'Etat dans le choix des maîtres.
Cahier
d’histoire, page 31 |
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Un Instituteur
au XIX° siècle
Gravure ancienne - Cliché Dassau.
Durant tout le XIX° siècle, la situation de l'Instituteur
reste précaire, ballotté qu'il a été au gré de toutes les
batailles politiques. C'est sous la Restauration que l'on
voit s'affirmer un souci de qualification du "maître
d'école" devenu "Instituteur" depuis Condorcet.
La loi Guizot (1832) avait créé un corps
d'instituteurs reconnu et une sorte d'esprit missionnaire
s'était développé au sein de la profession ; après le vote
de la Loi Falloux (1850), le despotisme de
l'ecclésiastique ne cessa de s'exercer sur l'instituteur
jusqu'aux lois de la période libérale du Second
Empire (loi Durray - 1867).
Les Instituteurs du Nord, d'après "le Concours Rouland"
(1860-1861) réclament une amélioration des locaux et
logements de fonction ; s'ils se plaignent de
l'absentéisme - celui lié au travail des enfants aux
champs et dans les fabriques - ils n'en restent pas moins
très réservés sur l'obligation de la gratuité (1
Instituteur seulement sur 4 y est favorable).
Ils n'apprécient pas les tracasseries humiliantes des
"féodalités communales" (maire et curé) et demandent la
suppression des délégués cantonaux.
Souhaitant une amélioration des salaires, les Instituteurs
protestent contre la concurrence des Congréganistes,
absents des campagnes mais omni-présents à la ville.
Cahier d’Histoire, page 77
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L’Institutrice dans la seconde
moitié du XIX° siècle
Dessin de Bertall - Cliché Dassau.
L'enseignement féminin est, plus
encore que celui des garçons, envahi par les
Congréganistes....
... et ce n'est pas seulement parce que les
religieuses sont dispensées de l'examen du Brevet de
capacité (la lettre d'obédience en tenant lieu) ; la
pénurie de vocations féminines est en effet extrême et les
quelques rares institutrices sorties des écoles normales
ne restent pas - il s'en faut - dans l'enseignement.
La vie est dure pour l'Institutrice :"sans argent, sans
avancement, a-t-elle au moins dans son école la sécurité,
la dignité ? Pas du tout ; elle dépend de tout le monde :
du maire, du curé, de l'inspecteur, des familles...".
Telle est la situation qu'une fille de vingt ans ira
chercher dans un village, isolée sans parents ni amis.
Après trente ans de service et soixante ans d'âge, on lui
promet une retraite qui "ne sera pas de cinq sous par
jour" selon Jules Simon.
On comprend que dans ces conditions, seules les femmes et
les jeunes filles n'ayant d'autre ressource choisissent
l'enseignement.
Il faudra attendre la Loi Duruy pour voir s'améliorer
cette situation.
Cahier
d'Histoire - Page 91
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