Gravure sur bois, de Linton
       Collection G. Hartmann
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Amicale des Retraités de l'Education Nationale du Valenciennois

Mise à jour28-03-2010



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Chapitre
11-1

Textes de J. Halliez


Gravure sur bois, de Linton

D'après le croquis de Janet
Collection G. Hartman

Cahier d'Histoire - Couverture

L' Impératrice Eugénie accompagnée de son fils visitant une école primaire établie dans un quartier de la Maison Blanche à Paris, école tenue par l'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.
Les faveurs ne manquent pas, sous le Second Empire, aux Frères dont l'enseignement et le dévouement sont généralement appréciés et dont l'institution aux yeux des gouvernants, est le symbole et la caution de l'ordre politique et social.

Cahier d'Histoire - Page 4

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Tableau de Roll
 


Le peuple en lutte - E. Maillet et M. Vaisbrot
Edition Diderot, Genève, 1966.

 

L' Impératrice Eugénie accompagnée de son fils visitant une école primaire établie dans un quartier de la Maison Blanche à Paris, école tenue par l'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.
Les faveurs ne manquent pas, sous le Second Empire, aux Frères dont l'enseignement et le dévouement sont généralement appréciés et dont l'institution aux yeux des gouvernants, est le symbole et la caution de l'ordre politique et social.


Cahier d'Histoire - Page 4

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Plan de Valenciennes

Extrait de : "Petite Histoire des rues de Valenciennes"
A. Cauvin, 1974.

La première ligne de Station de Chemin de Fer du Nord construite en bois et crépi, raccordée au réseau belge.

On situe bien sur le plan, au Nord, la station  gare extra-muros, l'Etat étant opposé à ce qu'elle possédât son débarcadère à l'intérieur des murs de la ville.
Dès 1868, la gare de Valenciennes avec un trafic annuel de 143 000 voyageurs et un produit de 1 350 000 F se situe au 12° rang des gares exploitées par la puissante Compagnie du Chemin de Fer du Nord.
Cet important développement ferroviaire va permettre une progression quasi continue de l'importance économique de la ville de 1852 à1870.

Cahier d'Histoire - Page 21

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" La Diligence "

D'après le tableau de Boilly
G. Lefranc et Y. Ramade
Edition Diderot, Genève, 1966.
 

Au milieu du XIX° siècle, en complément du chemin de fer, les voitures attelées assurent la correspondance.

Ainsi à Valenciennes si "le service le plus rapide est assuré par le train de messagerie partant de Paris à 7h00  pour arriver (dans notre ville) à 15h 50 [extrait du "Courrier du Nord" du 18 juin 1846] les diligences "omnibus" relient Valenciennes à la gare de Douai et à la Belgique avec passage sur la Place d'Armes.
A la fin de l'Empire, le Maître de poste est M. Peniau, rue Capron, n° 20 ; cette "poste aux chevaux" ne disparaîtra qu'en 1884.

Cahier d'Histoire - Page 23

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La Tour Saint-Géry élevée sur la Place des Récollets 

Lithographie,extraite de "Valenciennes, fille
de l'Escaut et de la Rhonelle"
F. Machelart - Punch Edit., 2005

 

Un projet municipal visait déjà en 1850 à rendre aux Valenciennois un Beffroi où ils pourraient placer " leur guetteur aux incendies" en même temps qu'il datait l'Eglise Saint Géry du clocher qui lui manquait.

La construction de l'édifice réalisé sur les plans de l'architecte Casimir Petiaux, verra le gros oeuvre achevé en 1853 et les sculptures en 1856 sous le majorat d' H. J. Carlier.
La conjoncture favorable permettra la réalisation, au cours de la seconde moitié du XIX° siècle, de bien d'autres réalisations symboliques du rayonnement artistique valenciennois [ Eglise Notre-Dame-du-Saint-Cordon, Académie d'Art plastique et Musique, Façade de l'Hôtel de Ville, Kiosque à musique, Monument Jehan Froissart ...].
Dans le domaine scolaire, construction en 1857 d'une "école mutuelle" de filles à l'angle des rues de Mons et des Chartreux ; dans ce bâtiment neuf, Mademoiselle Tricottet, "excellente pédagogue", maintiendra son contingent d'élèves autour de 300.


Cahier d'Histoire - Page 27

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Loi sur l'ignorance publique

 Caricature de Bertall dans
le "Journal pour rire" (23 février 1850)

 

La mainmise de l'Eglise sur l'enseignement  à tous les degrés, cet "âge d'or des Congrégations", va susciter une défiance croissante de la part des trois ministres en charge de l'Instruction Publique de 1852 à 1870.
En fait, si les politiques de H. Fortoul et V. Duruy, de conceptions bien différentes, ont un point commun, c'est sans doute dans les luttes discrètes, obscures mais néanmoins réelles que ces hommes ont menées contre cette entreprise envahissante du religieux.
C'est ainsi que la "Loi sur l'Instruction publique" de 1854 chargera l'administration de l'instruction primaire définie en 1850 par la "Loi Falloux", la remettant dorénavant aux préfets et établissant la prérogative de l'Etat dans le choix des maîtres.

Cahier d’histoire, page 31

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Un Instituteur au XIX° siècle

Gravure ancienne - Cliché Dassau. 
 

Durant tout le XIX° siècle, la situation de l'Instituteur reste précaire, ballotté qu'il a été au gré de toutes les batailles politiques. C'est sous la Restauration que l'on voit s'affirmer un souci de qualification du "maître d'école" devenu "Instituteur" depuis Condorcet.

La loi Guizot (1832) avait créé  un corps d'instituteurs reconnu et une sorte d'esprit missionnaire s'était développé au sein de la profession ; après le vote de la Loi Falloux (1850), le despotisme de l'ecclésiastique ne cessa de s'exercer sur l'instituteur jusqu'aux lois  de la période libérale du Second Empire (loi Durray - 1867).
Les Instituteurs du Nord, d'après "le Concours Rouland" (1860-1861) réclament une amélioration des locaux et logements de fonction ; s'ils  se plaignent de l'absentéisme - celui lié au travail des enfants aux champs et dans les fabriques - ils n'en restent pas moins très réservés sur l'obligation de la gratuité (1 Instituteur seulement sur 4 y est favorable).
Ils n'apprécient pas les tracasseries humiliantes des "féodalités communales" (maire et curé) et demandent la suppression des délégués cantonaux.
Souhaitant une amélioration des salaires, les Instituteurs protestent contre la concurrence des Congréganistes, absents des campagnes mais omni-présents à la ville.

Cahier d’Histoire, page 77

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L’Institutrice dans la seconde
moitié du XIX° siècle

Dessin de Bertall - Cliché Dassau.
 

L'enseignement féminin est, plus encore que celui des garçons, envahi par les Congréganistes....

... et ce n'est pas seulement parce que les religieuses sont dispensées de l'examen du Brevet de capacité (la lettre d'obédience en tenant lieu) ; la pénurie de vocations féminines est en effet extrême et les quelques rares institutrices sorties des écoles normales ne restent pas - il s'en faut - dans l'enseignement.
La vie est dure pour l'Institutrice :"sans argent, sans avancement, a-t-elle au moins dans son école la sécurité, la dignité ? Pas du tout ; elle dépend de tout le monde : du maire, du curé, de l'inspecteur, des familles...". Telle est la situation qu'une fille de vingt ans ira chercher dans un village, isolée sans parents ni amis. Après trente ans de service et soixante ans d'âge, on lui promet une retraite qui "ne sera pas de cinq sous par jour" selon Jules Simon.
On comprend que dans ces conditions, seules les femmes et les jeunes filles n'ayant d'autre ressource choisissent l'enseignement.
Il faudra attendre la Loi Duruy pour voir s'améliorer cette situation.


Cahier d'Histoire - Page 91