Ecole d'Enseignement
          Mutuel (1838)

Amicale des Retraités de l'Education Nationale du Valenciennois

Mise à jour28-03-2010



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Chapitre
09-1

Textes de J. Halliez


Image d'Epinal, 1838.
 
 Musée National de l'Education, Rouen.

On retrouve ici toutes les caractéristiques de ce type d’enseignement : le maître du haut de son estrade commande la manœuvre. Plus bas, le moniteur général dirige l’exercice en cours. Ailleurs, de simples moniteurs (l’un perché) animent des groupes d’élèves.
Certaines écoles mutuelles dispensent, en plus du programme, quelques disciplines ordinairement réservées à l’enseignement secondaire. Il s’agit ici de géographie.

Cahier d'Histoire - Page 76

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Scène de classe  (1842)

Huile sur toile (60x74 cm), de Léopol Chibour
    Musée National de l'Education, Rouen

Sous la Monarchie de Juillet, malgré la Loi Guizot, le cadre d'exercice de la fonction d'instituteur n'est pas formalisé.
Ici, au domicile du maître, le matériel scolaire se réduit à un bureau et un fauteuil, à une étagère où quelques livres disputent la place à des cruches, à quelques chaises pour les élèves apprenant à écrire...
Le mode d'enseignement est encore individuel.


Cahier d'Histoire - Page 22

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L'école des pauvres
(vers 1840)

D'après une gravure anonyme de l'époque
    "L'Ecole primaire en France"
A. Léaud et E. Glay
Ed. La Cité française, Paris. 1934
 

Alors qu'à droite des élèves assis remplissent chacun une tâche assignée par le maître, ce dernier interroge un enfant, son voisin attendant sagement son tour.
Le sol est couvert de paille, une cloison à claire-voie séparant la salle de classe de l'étable proprement dite.
L'obligation faite à chaque commune d'entretenir une école primaire la conduit à fournir à son instituteur "un local convenablement disposé tant pour lui servir d'habitation que pour recevoir les élèves"... soit "un carré d'environ 8 dm de côté par élève", ce qui, pour une classe d'une soixantaine d'élèves représente une surface d'environ 40 m².
Afin de faire face à la dépense - les fonds de l'Etat n'ayant qu'un caractère de subvention - la commune et le département votent des impositions supplémentaires... mais 15% des communes sont trop pauvres pour que l'on puisse recourir à la contrainte.

Cahier d'Histoire - Page 22

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L'Ecole de village 
(Sous la monarchie de juillet)

 Lithographie coloriée de Jules David
d'après le tableau du même

 

L'Ecole de village, sous la monarchie de juillet...

Beaucoup de maîtres en activité à la veille de la Loi Guizot sont à la fois dépourvus de formation et trop âgés pour renoncer à la pratique routinière, vivement dénoncée par la "méthode individuelle".

La pénurie d'enseignants et l'impossibilité de les priver brutalement de ressources en l'absence de toute retraite, empêche de renvoyer ces vieux maîtres même lorsque leur incapacité est notoire.

Guettés par la misère, beaucoup continuent donc à enseigner jusqu'à la fin de leurs jours.

Cahier d'Histoire - Page 27

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La distribution des prix (1838)

Certificat gravé de livre de prix
La distribution des prix dans "l'Institution" privée de Mme Bailly, le 29 août 1838.

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"Le Crapouillot", n° 51 spécial

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"Les Instituteurs"

J. Galtier - Boissière
Paris, janvier 1961

La distribution des prix adopte sous la Monarchie de Juillet un cérémonial qui ne changera guère pendant près de 130 ans : les autorités locales, assises sur une estrade devant une table surchargée de livres annoncent les noms des élèves distingués, sous le regard attendri des parents. Afin de développer très tôt le désir d'être à la place du garçon (ou fille) qui s'avance pour recevoir sa couronne de lauriers, un livre de lecture destiné aux petits élèves propose une description de l'évènement selon une typographie jugée apte à faciliter l'apprentissage de la lecture.

Le document ci-contre :

INSTITUTION

de Madame Bailly

1ère Classe, 2ème Division,Prix de Dictée

Décerné
à Mademoiselle Kathia Amélie
Le 29 Aout 1838

 

 

 

 

 

 

 

Cahier d'Histoire - Page 28

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Les premières salles d'asile
 (1827)

D'après une lithographie anonyme
exécutée vers 1845.
Collection G. Courville.L'artiste semble avoir voulu évoquer le souvenir d'Oberlin, le pasteur du Ban-de-la-Roche.

 

C'est Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826) qui est l'initiateur, avec l'aide de Louise Schoppler, de ce qui deviendra la crèche, la salle d'asile et plus tard la maternelle, en mettant au point une pédagogie adaptée aux tout petits... bien que son action se situe au coeur d'une vallée vosgienne défavorisée, loin des cercles philosophiques de la Capitale.
En 1827, D. Cochin fonde à Paris, rue Saint-Jacques une première salle d'asile dirigée par Mme Millet.
L'année suivante, il fit construire, à ses frais, une maison complète d'éducation, rue Saint-Hippolyte, comprenant quatre logements de maîtres, une salle d'asile et deux écoles mutuelles (garçons et filles) préfigurant les groupes scolaires et offrant de nombreux services (instruments de gymnastique dans les cours, cuisine servant des soupes chaudes distribuées gratuitement dans les préaux
couverts, bibliothèque...).

Cahier d'Histoire - Page 36

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L'Ecole des Frères

Vignette ancienne gravée sur bois
    Collection G. Courville

Enseignement "libre"...

Plus qu'à leur sévérité, thème convenu de l'iconogra-phie, la réputation des "ignorantins" doit beaucoup à la qualité de leurs méthodes pédagogiques.



Cahier d'Histoire - Page 85

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Maquette d'une école dite Guizot

Maquette en bois, carton et papier
40x57x47 cm
Musée National de l'Education, Rouen

 

Le tableau noir installé sur son chevalet tend à devenir un élément indispensable du mobilier scolaire. Son usage est lié à l'enseignement du calcul lorsqu'il s'agit d'effectuer des opérations devant un groupe d'élèves.
Le maître, debout, donne des explications (enseignement simultané) aux élèves assis sur le banc, tournant le dos au long pupitre d'une seule pièce. Sa chaire est on ne peut plus rustique. Dans un angle, le poêle et ses bûches. Au fond, le lit du maître.

Cahier d'Histoire - Page 91

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Une salle d'asile

Par Granet
Musée d'Aix-en-Provence
 

A Paris, Adélaïde de Pastoret, après deux échecs en 1801 et 1805, créera un "Comité de dames" oeuvrant à l'établissement de classes d'asile...
Le nombre important des élèves et la disparité des niveaux rendent l'enseignement difficile dans les salles d'asile. En effet, les classes ne sont pas réparties par niveaux et les enfants sont âgés de 2 à 6 ans. Très souvent, seuls les plus grands répondent aux questions de la maîtresse et les petits se contentent de répéter.
La maîtresse est secondée par une surveillante, mais certains élèves sont troublés par la présence de cette autre personne qui ne participe pas vraiment à l'enseignement.
 

Cahier d'Histoire - Page 103

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