
Chapitre
09-1
Textes de J. Halliez
Image d'Epinal,
1838.
Musée National de l'Education, Rouen.
On
retrouve ici toutes les caractéristiques de ce type
d’enseignement : le maître du haut de son estrade commande
la manœuvre. Plus bas, le moniteur général dirige
l’exercice en cours. Ailleurs, de simples moniteurs (l’un
perché) animent des groupes d’élèves.
Certaines écoles mutuelles dispensent, en plus du
programme, quelques disciplines ordinairement réservées à
l’enseignement secondaire. Il s’agit ici de géographie.
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Scène de classe
(1842)
Huile sur toile (60x74 cm), de Léopol Chibour
Musée National de l'Education, Rouen
Sous la
Monarchie de Juillet, malgré la Loi Guizot, le cadre
d'exercice de la fonction d'instituteur n'est pas
formalisé.
Ici, au domicile du maître, le matériel scolaire se réduit
à un bureau et un fauteuil, à une étagère où quelques
livres disputent la place à des cruches, à quelques
chaises pour les élèves apprenant à écrire...
Le mode d'enseignement est encore individuel.
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L'école des pauvres
(vers 1840)
D'après
une gravure anonyme de l'époque
"L'Ecole primaire en France"
A. Léaud et E. Glay
Ed. La Cité française, Paris. 1934
Alors
qu'à droite des élèves assis remplissent chacun une tâche
assignée par le maître, ce dernier interroge un enfant,
son voisin attendant sagement son tour.
Le sol
est couvert de paille, une cloison à claire-voie séparant
la salle de classe de l'étable proprement dite.
L'obligation faite à chaque commune d'entretenir une école
primaire la conduit à fournir à son instituteur "un
local convenablement disposé tant pour lui servir
d'habitation que pour recevoir les élèves"... soit
"un carré d'environ 8 dm de côté par élève", ce qui, pour
une classe d'une soixantaine d'élèves représente une
surface d'environ 40 m².
Afin de faire face à la dépense - les fonds de l'Etat
n'ayant qu'un caractère de subvention - la commune et le
département votent des impositions supplémentaires... mais
15% des communes sont trop pauvres pour que l'on puisse
recourir à la contrainte.
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L'Ecole de village
(Sous la monarchie de juillet)
Lithographie coloriée de Jules David
d'après le tableau du même
L'Ecole de village, sous la monarchie de juillet...
Beaucoup de maîtres en activité à la veille de la Loi
Guizot sont à la fois dépourvus de formation et trop âgés
pour renoncer à la pratique routinière, vivement dénoncée
par la "méthode individuelle".
La
pénurie d'enseignants et l'impossibilité de les priver
brutalement de ressources en l'absence de toute retraite,
empêche de renvoyer ces vieux maîtres même lorsque leur
incapacité est notoire.
Guettés
par la misère, beaucoup continuent donc à enseigner
jusqu'à la fin de leurs jours.
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La distribution des prix (1838)
Certificat gravé de livre de prix
La distribution des prix dans "l'Institution" privée de
Mme Bailly, le 29 août 1838.
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"Le Crapouillot", n° 51 spécial |
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"Les Instituteurs" |
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J. Galtier
- Boissière
Paris, janvier 1961 |
La
distribution des prix adopte sous la Monarchie de Juillet
un cérémonial qui ne changera guère pendant près de 130
ans : les autorités locales, assises sur une estrade
devant une table surchargée de livres annoncent les noms
des élèves distingués, sous le regard attendri des
parents. Afin de développer très tôt le désir d'être à la
place du garçon (ou fille) qui s'avance pour recevoir sa
couronne de lauriers, un livre de lecture destiné aux
petits élèves propose une description de l'évènement selon
une typographie jugée apte à faciliter l'apprentissage de
la lecture.
Le document ci-contre :
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INSTITUTION |
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de Madame
Bailly |
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1ère
Classe, 2ème
Division,Prix de Dictée |
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Décerné |
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à
Mademoiselle Kathia Amélie |
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Le 29 Aout
1838 |
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Les premières salles d'asile
(1827)
D'après une lithographie anonyme
exécutée vers 1845.
Collection G. Courville.L'artiste semble avoir voulu
évoquer le souvenir d'Oberlin, le pasteur du
Ban-de-la-Roche.
C'est Jean-Frédéric
Oberlin (1740-1826) qui est l'initiateur, avec l'aide de
Louise Schoppler, de ce qui deviendra la crèche, la salle
d'asile et plus tard la maternelle, en mettant au point
une pédagogie adaptée aux tout petits... bien que son
action se situe au coeur d'une vallée vosgienne
défavorisée, loin des cercles philosophiques de la
Capitale.
En 1827, D. Cochin fonde à Paris, rue Saint-Jacques une
première salle d'asile dirigée par Mme Millet.
L'année suivante, il fit construire, à ses frais, une
maison complète d'éducation, rue Saint-Hippolyte,
comprenant quatre logements de maîtres, une salle d'asile
et deux écoles mutuelles (garçons et filles) préfigurant
les groupes scolaires et offrant de nombreux services
(instruments de gymnastique dans les cours, cuisine
servant des soupes chaudes distribuées gratuitement dans
les préaux
couverts,
bibliothèque...).
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L'Ecole des Frères
Vignette ancienne gravée sur bois
Collection G. Courville
Enseignement
"libre"...
Plus qu'à leur
sévérité, thème convenu de l'iconogra-phie, la réputation
des "ignorantins" doit beaucoup à la qualité de leurs
méthodes pédagogiques.
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Maquette d'une école dite Guizot
Maquette en bois, carton et papier
40x57x47 cm
Musée National de l'Education, Rouen
Le tableau noir
installé sur son chevalet tend à devenir un élément
indispensable du mobilier scolaire. Son usage est lié à
l'enseignement du calcul lorsqu'il s'agit d'effectuer des
opérations devant un groupe d'élèves.
Le maître, debout, donne des explications (enseignement
simultané) aux élèves assis sur le banc, tournant le dos
au long pupitre d'une seule pièce. Sa chaire est on ne
peut plus rustique. Dans un angle, le poêle et ses bûches.
Au fond, le lit du maître.
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Une salle d'asile
Par
Granet
Musée d'Aix-en-Provence
A Paris, Adélaïde
de Pastoret, après deux échecs en 1801 et 1805, créera un
"Comité de dames" oeuvrant à l'établissement de classes
d'asile...
Le nombre important des élèves et la disparité des niveaux
rendent l'enseignement difficile dans les salles d'asile.
En effet, les classes ne sont pas réparties par niveaux et
les enfants sont âgés de 2 à 6 ans. Très souvent, seuls
les plus grands répondent aux questions de la maîtresse et
les petits se contentent de répéter.
La maîtresse est secondée par une surveillante, mais
certains élèves sont troublés par la présence de cette
autre personne qui ne participe pas vraiment à
l'enseignement.
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