La petite école - 1500
          Bois polychrome

Amicale des Retraités de l'Education Nationale du Valenciennois

Mise à jour28-03-2010



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Chapitre 01

Textes de J. Halliez


La petite école
 

1500 - Bois Polychrome - Musée National
du Moyen-Age - Thermes de Cluny, Paris
 

Cette petite sculpture figure une salle de classe avec le maître assis en chaire faisant réciter la leçon. Il est coiffé d'un couvre-chef insigne de son autorité.
Les enfants sont assis sur un tabouret, voire à même la paille qu'ils ont apportée pour l'isolation au froid et à l'humidité.

Cahier d'Histoire, page de couverture

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L'école du Palais

D'après La Petite Histoire de France,
de Jacques  Blainville, imagée par Job.
Editeur : Alfred Mane et fils, Tours, 1930.
Collection particulière.

 

Dans l'iconographie fort abondante de Charlemagne, les manuels scolaires de la première moitié du XX° siècle retiennent le plus souvent le fameux épisode de sa visite à l'école du Palais, légende postérieure qui met en scène l'Empereur tançant de jeunes nobles paresseux et encourageant des élèves pauvres et méritants.
En fait, s'il y eut éducation au Palais, elle était limitée à quelques élèves futurs cadres (scribes, notaires, chantres) et à quelques jeunes aristocrates, garçons et filles, invités.
Les manuels scolaires catholiques "soulignent la présence aux côtés de Charlemagne des clercs dont l'action symbolise l'intérêt séculaire de l'Eglise pour les problèmes scolaires alors que les laïcs habillent l'Empereur en précurseur de Jules Ferry diffusant partout les bienfaits de l'instruction... (op. cit. p. 20).

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Cahier d'Histoire, page 8

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Chroniques valenciennoises


 "Des origines au Moyen-Age",Tome 2.
J.Viniève - B. Maliar - M. Turpain,
I.C.H. Beuvrages, 1990.


Une bande dessinée ayant tout à la fois "le souci de la vérité historique mais également de la lisibilité  graphique"... et stimulant l'imagination.

L'acte le plus ancien dans lequel le nom de Valenciennes soit mentionné (document toujours conservé en original) date de l'hiver 693. On y lit la formule "Valencianis in palacio nostro"... (A Valenciennes, en notre palais) : c'est le premier repère assuré sur la longue route de l'histoire de notre ville.
Auparavant, Famars avait la prédominance et, jusqu'au Xe siècle, les vieilles chartes situeront Valenciennes "in pago Fanomartensi"... (dans le pays de Famars).
Des huit voies militaires romaines importantes partant de Bavay, déchue depuis les premiers raids germaniques, deux intéressent particulièrement notre région :
  -  celle de Tournai, par Escautpont,
  -  Celle de Cambrai, par Bermerain.
Dans l'entre-deux, le poste romain de Famars,
illustré ci-contre en bande dessinée.

Cahier d'Histoire, page 10

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Allégorie
 

Gravure sur bois extraite du livre
"Margarita philosophica",
sorte d'ouvrage encyclopédique, édition de 1508.(Bibliothèque du Musée Pédagogique).

Déjà, sous le règne de Charlemagne (et depuis l'Antiquité), l'enseignement  portait sur les sept arts libéraux :
  - grammaire, dialectique, rhétorique composaient le trivium.
  - le quadrivium
comprenait l'arithmétique, la musique, la géométrie, l'astronomie.
Cette division restera inchangée bien des siècles plus tard, à preuve cette allégorie montrant les différents degrés universitaires de l'alphabet à la philosophie.
La gravure met en relief la grammaire, jeune femme qui tient la clé d'une tour à trois étages dans laquelle elle attire un jeune enfant, cartable au bras, en lui montrant l'alphabet inscrit sur une tablette de bois.
Au rez-de-chaussée enseignent les grammairiens anciens notamment Dona.
le premier étage est occupé par la logique, la rhétorique, l'arithmétique.
Au second étage : la musique, la géométrie et l'astronomie.
Dans la tourelle qui domine l'édifice, règnent la théologie et la métaphysique.

 

Cahier d'Histoire, page 14

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Peinture funéraire :
Saint Jean-Baptiste
 

Eglise du couvent de Beaumont - XIV° siècle
1,08 m x 0,61m
Musée de Valenciennes.

 

C'est en 1973 que furent mis au jour les vestiges de l'église du Couvent des Dames de Beaumont dont cette peinture funéraire : l'effigie de saint Jean-Baptiste (martyr chrétien décapité en Judée en l'an 27 après J.C.) drapé dans un large manteau et déposée au musée des Beaux-Arts.
"Dans le Castrum qui dessinait une sorte de triangle accolé à l'Escaut... d'après la tradition, avait été fondée une abbaye dédiée à saint Jean-Baptiste..."
Cette abbaye dite de "saint Jean" va jouer un rôle éducatif capital - étant siège de l'écolâtrerie de notre ville jusqu'à la Révolution.

 

 

 

Cahier d'Histoire, page 19